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ZOOM SUR LE CREDIT HYPOTHECAIRE

En 2008, le monde a été secoué par une crise financière connue sous le nom de
la crise des « subprimes », survenue du fait de la surconsommation des prêts
hypothécaires à risque. Elle a causé le durcissement des lois sur les
investissements immobiliers.
Depuis lors, le sentiment de méfiance s’est emparé de la jeunesse quant à son
taux d’investissement mais également à sa capacité à investir.
Pour briser ce mur artificiel de méfiance sur le système des prêts hypothécaires à
l’égard de la jeunesse en début de carrière, la rédaction de OSE TV vous
propose une série d’articles sur le crédit hypothécaire, l’importance des
investissements immobiliers, l’intérêt qu’il y a à de devenir propriétaire d’un
bien immobilier dès son jeune âge, mais également de sensibiliser et de vous
informer sur les types d’investissement qui conviennent.
Par Charles OFFOUMOU, Analyste Crédits & Assurances.
LE CREDIT HYPOTHECAIRE ET SES CARACTERISTIQUES
Contracter un prêt hypothécaire revient à consacrer une bonne partie de sa vie à
rembourser un crédit. Dès lors, la décision d’achat d’un bien immobilier
nécessite une analyse judicieuse, non seulement sur la forme du crédit mais
aussi sur la qualité de la relation, du capital confiance entre le banquier et le
client.
En termes simple, celui qui prend un crédit hypothécaire emprunte de l’argent à
la banque en mettant en gage un ou plusieurs bien(s) immobilier(s) dont il est
propriétaire.
D’une façon générale, le crédit résulte de la combinaison de trois
caractéristiques:
 Le temps ou le délai pendant lequel le bénéficiaire dispose des fonds
prêtés,
 La confiance que le créancier témoigne au débiteur,
 La promesse de restitution des fonds prêtés.
La première caractéristique du crédit est la notion du temps liée à la question
d’incertitude. En effet, le jeune, qui débute une carrière professionnelle, sera
confronté à un problème de risque lié à sa capacité, non seulement de
remboursement dans le laps de temps imparti (stabilité de l’emploi), mais
également de constitution d’un apport personnel exigible (en général 10% de la
valeur d’achat). Ainsi, il est possible qu’une banque ne détecte aucun risque de

défaillance au moment de l’octroi du crédit. Alors que ce dernier peut se révéler
dans l’avenir.
Le deuxième aspect du crédit hypothécaire est le capital confiance entre
banquier et client qui se renforce grâce à la parfaite connaissance que ceux-ci
acquièrent mutuellement.
La dernière caractéristique du crédit est la promesse de restitution des fonds
prêtés. Les risques inhérents à ce point découlent des deux précédents. Si une
évolution défavorable se produit dans le temps ou que le débiteur ne respecte
pas la confiance du créancier, le risque de non-remboursement peut se réaliser.
Ces trois caractéristiques permettent au prêteur de procéder à une analyse
rationnelle de certains facteurs de risques, à la fois endogènes et exogènes.
Ceux-ci peuvent influencer l’acceptation et la détermination du taux applicable
au crédit.
Plus les risques seront importants, au plus élevé sera le taux ; au moins les
risques seront importants, au plus bas sera le taux.
Ainsi, les banques vont retenir, pour la détermination du taux, les revenus
professionnels, la quotité empruntée, le budget disponible après paiement du
crédit, le fichage éventuel, l’historique de paiement d’autres crédits, le niveau
d’études, l’âge et la durée du crédit.
Quant à l’acceptation du crédit, elles observeront plus la quotité, la stabilité
d’emploi, le ratio revenu/crédits, le fichage…
Nous retrouvons une similitude de critères tant en termes de détermination que
d’acceptation du crédit.
Toutefois, nous devons retenir qu’en règle générale, le client doit avoir une
capacité de remboursement de maximum 40% de ses revenus. Pour les
revenus supérieurs, les banques peuvent aller jusqu’à 45%, parfois 50%.

Tryphène TANELLA

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