ZAPPING

POUSSER POUR VIVRE

En côte d’Ivoire, depuis plusieurs années déjà, dans la plupart des communes de la capitale est apparu un nouveau groupe de travailleurs “les fagasseurs” eux, ce sont des pousseurs de charrette ou de brouette.

Leur spécificité, se réveiller avant le lever du soleil afin d’avoir leur pitance quotidienne.

*** Local Caption *** Chacun a repris son activitŽ dans le cŽlbre marchŽ de la capitale

 JE SUIS YOUVÈS, POUSSEUR À ABOBO

<<De 4h à 18h, je pousse afin de trouver de quoi manger et faire des économies>>

Koné Inoussa à l’Etat civile alias Youvès pour ses amis et clients a comme outil de travail, sa force et une brouette qu’il loue à 200fcfa par jour.

Sa clientèle est pour la plupart composé de commerçantes qui veulent acheminer leurs marchandises dans les marchés assez rapidement et de femmes venues pour des courses.

Chaque soir ce jeune fagasseurs peut faire une recette comprise entre 4000 et 7000F son secret, jouer la carte de la fidélité avec ses clients grâce à de bonnes blagues dont lui seul a les rouages.

« Je veux acheter mes propres brouettes et ne pas dépendre de personnes, développer mon activité dans d’autres communes avec des jeunes qui vont travailler pour moi. J’ai un diplôme en ressource humaine et mes parents souhaites que je travaille dans un bureau comme tout le monde. J’ai opté pour l’entrepreneuriat et je sais qu’avec mes efforts j’aurais une grande société de convoyage de marchandises dans les années à venir » mais pour le moment je vis de ce que je gagne et aide mes parents malgré les risques.

POUSSER C’EST AUSSI RISQUÉ

Un vrai athlète comme ulsain Bolt, il faut être au quotidien car il s’agit de repérer en premier un véhicule transportant des marchandises, lui courir après jusqu’à destination par moment sur de longue distance, et enfin lutter avec d’autres concurrents afin d’avoir le maximum de marchandise. 

En outre, des bagarres éclatent très souvent suite à un malentendu, entre fagasseurs mais aussi avec les clients. 

« Nous, nous entendons sur le coût de convoyage mais arrivé à destination, le client ne donne pas la somme qu’il faut, moi aussi je ne peux pas laisser ainsi donc on se chamaille jusqu’à ce que le plus fort remporte. Souvent aussi il y a des pertes et le client m’accuse, étant donné que je ne me reconnais pas dans les cas de vol, les grosses disputes éclatent ; chez nous il faut te respecter pour que les clients te respectent mais jamais je ne suis arrivé aux mains. En plus de tout cela s’ajoute le cas de maladies de la poitrine, articulation, poumons etc et les médicaments pour le traitement sont parfois très cher ce qui finit pratiquement toutes nos économies. Beaucoup de jeunes ont abandonné au bout de 2mois. »

Retenons que les fagasseurs d’Abobo ainsi que des ceux des autres communes, en rentrant le soir, sont exténués. Toutefois, ils arrivent à faire face à leur besoin quotidien, et ont espoir qu’un jour il professionnaliseront ce secteur d’activité informel qui pourraient être pourvoyeur d’emploi et faire face à la pauvreté grandissante sous nos tropiques.  

Konaté Sidick

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.